19 juin 2018 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 3 minutes

Cadre expatrié, digital nomad … il faut réaliser l’importance dès son départ de l’impact de ses années à l’étranger sur sa retraite. L’objectif de cet article ? Te faire éviter la mauvaise surprise de ne pas avoir acquis de trimestres pendant tes années d’expatriation et de devoir poursuivre une activité professionnelle et racheter les trimestres manquants pour bénéficier d’une retraite à taux plein à ton retour.

Les cotisations pour la retraite quand on s’expatrie

Cotiser pour la retraite quand on est expatrié c’est essentiel. Via les pensions françaises et les investissements privés.

Le salarié expatrié n’est pas rattaché à la Sécurité Sociale. Une fois à l’étranger, on cesse de cotiser automatiquement aux régimes de protection sociale français. L’accumulation des trimestres et des droits pour la retraite cesse également jusqu’au retour en France avec reprise d’une activité. Pas de changement en revanche lorsque l’on travaille à l’étranger sous le statut de “détaché” car les cotisations retraites sont prélevées comme en étant en France.

Quand on travaille dans un pays étranger, il faut cotiser au régime obligatoire du pays d’accueil. Cela ne permet pas d’obtenir des droits en France mais en cas d’accord entre les 2 pays, des trimestres peuvent être validés.

Il y a 2 régimes de retraite : le régime de base et le régime complémentaire.

Pour disposer de la retraite complémentaire, il faut avoir cotisé pour le régime de base. Donc négocie avant ton départ pour que ton employeur cotise pour toi auprès de la CFE voir également pour la retraite complémentaire.

Pour éviter de perdre des droits lors du retour en France, si ton entreprise ne cotise pas, une solution existe : la cotisation volontaire au régime de base CFE (Caisse des Français de l’Etranger) et via une complémentaire comme Humanis qui gère les caisses CRE et Ircafex.

Les cotisations à la CFE peuvent valoir le coup même pour un court séjour. Car cela coûtera dans tous les cas plus cher de racheter des trimestres plus tard auprès de l’Assurance Retraite. Cela sera d’autant plus intéressant de cotiser à la CFE si tu t’installes hors UE, dans un pays sans accord bilatéral avec la France à ce sujet. Mais un calcul s’impose en prenant en compte ton âge, tes revenus, le temps passé à l’étranger et le nombre d’expatriations. Et ainsi comparer la rentabilité avec d’autres investissements comme les contrats d’assurance vie.

Si à l’étranger tu ne travailles pas (au sens avec un contrat salarié), que tu es “chargé de famille” et que tu as été affilié à la Sécurité Sociale pendant au moins 5 ans, tu peux cotiser volontairement au régime de base et valider des trimestres. Si tu n’es pas “chargé(e) de famille” (pas d’enfant à charge) tu peux aussi cotiser au régime de base de la CFE à condition d’avoir travaillé au moins 6 mois en France avant ton départ.

Le montant des cotisations sera calculé sur le salaire ou les revenus quand on est salarié, de manière forfaitaire quand on est chargé(e) de famille sans emploi et sur la base des 6 mois du dernier salaire lorsque l’on cotise volontairement sans être chargé(e) de famille.

En résumé, pour la retraite complémentaire, lorsque on est salarié il faut souscrire chez Humanis. Et sans activité professionnelle, un contrat d’assurance vie permet de capitaliser pour la retraite avec des avantages fiscaux en tant qu’expatrié.

Faire le point sur sa retraite

Marel (Ma Retraite En Ligne) est un simulateur officiel de retraite. Il prend maintenant en compte les périodes où tu as travaillé à l’étranger.

Tu dois signaler ces trimestres où tu as bossé à l’étranger, et tu auras ainsi une vision précise du montant de tes pensions. Tu connaîtras également l’âge auquel tu auras droit à la retraite à taux plein.

Il faut cumuler assez de trimestres de cotisations pour ne pas voir son taux de remplacement minoré. Depuis cette année, un revenu de 5928€ cumulé est suffisant pour valider 4 trimestres. C’est bizarre mais c’est comme ça : on obtient un trimestre non pas en travaillant 3 mois mais en gagnant un certain revenu.

La condition : le pays où tu as posé tes valises est membre de l’UE ou la Suisse.

Après avoir renseigné quelques informations sur tes situations familiales et professionnelles, tu indiques tes périodes d’expatriation. Le simulateur intègre ces informations pour fournir une estimation de ta retraite. Il prendra également en compte les versements volontaires de ta part ou de celle de ton employeur à la CFE.

Par contre, c’est à toi de vérifier si ton pays d’expatriation te donne droit à des pensions en échange des cotisations que tu as versées sur place.

Si tu as vogué vers des destinations plus lointaines, il faut patienter encore un peu avant que le simulateur en tienne compte.

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L’argent ne fait pas le blogueur. 😅 Passionné d’innovation, notamment dans les startups fintechs et l’épargne durable, Stéphane est conseiller en finance responsable 🌍⚖💰, trader indépendant 📈 et entrepreneur 🚀. Sa mission ? Redonner du sens à la finance.

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