24 mai 2017 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 1

Mercredi 24 mai 2017 : Moody’s, l’une des 4 agences de notation internationales refait parler d’elle après les épisodes de la dette grecque ou française.

Cette fois-ci, la Chine est la cible. L’agence abaisse d’un cran la notation de Aa3 à A1. Dans le sillage de la nouvelle, les indices de la bourse de Shanghai reculent :

  • Shanghai Shenzhen CSI 300 Index ($SHSZ300) : -0,6%
  • Shanghai Composite Index ($SHCOMP) : -0,8%.

“L’abaissement reflète la conviction de Moody’s selon laquelle la solidité financière de la Chine va s’éroder au cours des prochaines années tandis que l’endettement de l’économie va continuer d’augmenter alors que le potentiel de croissance va ralentir”, explique l’agence dans un communiqué.

Cependant, faut-il y voir un pied de nez de la part de Moody’s ? Rappelez-vous en 2016, Moody’s dégradait déjà la notation de la dette souveraine chinoise de (stable à négative).
Elle mettait en avant la montée de l’endettement et les incertitudes sur la capacité des autorités à mettre en oeuvre des réformes et à s’attaquer aux déséquilibres au sein de l’économie.

Lou Jiwei, ministre des finances en poste à l’époque avait affirmé ne pas attacher beaucoup d’importance à cette décision. Aujourd’hui, l’agence de notation inflige à la Chine son premier abaissement depuis 1989 mais relève la dette souveraine à stable. Un jolie pied de nez en somme.

La Chine ne s’est pas faite attendre pour répliquer. Cette dernière estime que la méthodologie employée est inappropriée et ne prend pas en compte la dimension cyclique des réformes. Seraient-ils devenus mauvais joueurs ?

L’abaissement de la note va peser à posteriori sur la situation économique des partenaires commerciaux et le climat des affaires internationales.

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