5 mai 2017 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 2 minutes

Le géant du luxe français est devenu mercredi dernier (03/05/17), la plus grosse capitalisation boursière du CAC40. Oui c’est un évenement majeur qui mérite que je vous en parle. Parce que c’est la première fois depuis la création de l’indice boursier en 1988 que la plus haute marche du podium est ocupée par une entreprise ne venant pas du secteur de l’industrie lourde.

CAC40 = Cotation Assistée en Continu des 40 plus grandes entreprises françaises. Officiellement ouvert le 15 juin 1988, il atteint son plus haut historique le 4 septembre 2000 à 6944 points et touche son plus bas le 12 mars 2003 à 2401 points.

Cet indice boursier prend en compte la capitalisation boursière des sociétés et le flottant (partie du capital d’une société qui est échangeable en bourse). Sa composition est mise à jour tous les trimestres. Quand une entreprise en sort, elle est remplacée par un des valeurs du CAC Next 20. 

Alors même si Total reste devant en terme de volume d’affaires avec un CA qui atteint 142,9 milliards contre 37,6 milliards pour LVMH, le champion du luxe et des spiritueux est beaucoup plus profitable. Cela se voit dans le cours de bourse qui a pris 59,50% en 1 an alors que Total progressait de 12,30%.

Il est facile de faire le lien entre la chute de la capitalisation boursière de Total et celle du cours du pétrole qui a été divisé par 2 en 3 ans. Depuis l’an 2000, c’est la 4ème fois que Total se fait ravir la pole position, place qu’il finissait toujours par récupérer.

Mais le fait que LVMH soit passé devant est surtout révélateur de la réussite du secteur du luxe français. C’est cela que les investisseurs achètent avant tout. A l’image également du groupe Kering (Anciennement PPR, Pinault Printemps-Redoute) qui connait une croissance de ses ventes de 51% en 1 an et dont le cours de bourse est la plus forte progression du CAC cette année avec une hausse de 33%. Le cours d’Hermès navigue également à ses plus hauts historiques.

Vous me direz, à raison, que notre génération préfère vivre des expériences que de posséder et d’amasser toujours plus d’objets coûteux (et parfois inutiles?). Cela n’empêche pas une grande partie de la population mondiale de continuer à prendre du plaisir à s’offrir une part de rêve. C’est également un signe de réussite bien ancré dans l’esprit des nouvelles classes moyennes indiennes et chinoises.

S’il y a bien quelque chose que l’on ne nous enlèvera jamais, c’est cet art de vivre, cet élégance et ce raffinement qui nous caractérise. En tout cas c’est comme cela que l’on nous voit à l’international. Alors, si en plus cela continue de créer des emplois, ne boudons pas cette réussite. Cocorico.

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