15 mai 2018 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 2 minutes

Les fintechs sont par définition agiles et augmentent leurs offres de services rapidement via les partenariats. Linxo vient d’acheter Sharepay, qui permet de répartir en temps réel une dépense dans un couple, entre amis ou colocataires. La carte de paiement capable de cette prouesse entre dans le giron de Linxo, un des agrégateurs bancaires français, concurrent de Bankin.

Pour obtenir cette carte, il faut compter 4,90 € par mois. Elle remplace un compte joint et permet de débiter instantanément des montants choisis sur plusieurs comptes bancaires. L’appli permet de modifier les répartitions.

Application Sharepay

Après avoir levé 20 millions en septembre 2017, Linxo avance encore un pion stratégique. Et gagne des points auprès de nous, les utilisateurs. Nous sommes 1,7 millions à avoir téléchargé et utilisé l’appli. Linxo est également derrière les applis d’agrégations de compte des banques Fortuneo, HSBC, BforBank et la Maif.

L’objectif de Linxo est de devenir “l’assistant financier augmenté”. Pour cela, la fintech française compte bien profité de l’opportunité offerte par l’entrée en vigueur en janvier 2018 de de la directive européenne DSP2.

En plus d’avoir facilement accès à l’ensemble de ses comptes, il est maintenant possible depuis peu d’effectuer des virement directement depuis l’appli d’agrégation. Il ne manquait plus que le paiement par carte pour offrir une expérience utilisateur vraiment complète.

Depuis la mise en place de la directive DSP2, les agrégateurs bancaires s’appellent des SIC (prestataires de Services d’Information sur les Comptes)

En france, ils sont 3 à se partager le marché des agrégateurs bancaires : Linxo, Bankin’ et Budget Insight. Leur priorité ? La sécurité : confidentialité de nos données, respect des normes techniques d’identification sécurisée, respect des autorisations d’accès aux données autorisées par l’utilisateur.

À ce sujet, le débat a été vif entre les régulateurs, la commission européenne, les banques et les fintechs. Ces dernières souhaitent pouvoir continuer à utiliser le “screen scraping” pour accéder aux données des utilisateurs qui se doivent de leur transmettre les identifiants et mots de passe de leurs banques. Alors que les banques et les régulateurs militent pour l’utilisation des API, qui seraient plus sécurisées.

L’argent ne fait pas le blogueur. 😅 Passionné d’innovation, notamment dans les startups fintechs et l’épargne durable, Stéphane est conseiller en finance responsable 🌍⚖💰, trader indépendant 📈 et entrepreneur 🚀. Sa mission ? Redonner du sens à la finance.

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