3 juillet 2017 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 2 minutes

Le vent tourne pour les banques

Avant de vous parler de crowdfunding, parlons des banques. Pas longtemps promis. Même si cela pourrait faire l’objet d’un article entier pour décrire le formidable boulevserment qui se produit dans le secteur financier. Nos banques peinent depuis la crise de 2008 à faire bonne presse et à nous proposer des solutions simples, moins coûteuses et qui rapportent. Ce n’est pas leurs offres de parainage et d’ouverture de compte qui vont nous rendre riches.

Dans ce contexte, les fintechs commencent peu à peu à se faire une place au sein de cet écosystème souvent mal perçu. Ces petites entreprises de la finance viennent bouleverser les codes et par conséquent la routine du milieu. 

Bankin, Yomoni, We Do Good etc… sont des exemples notables de la frenchtech financière. Ces sociétés à taille humaine ont su lever des fonds qui se chiffrent en millions et ainsi, toucher une partie plus importante que prévue du marché.

Face à cet engouement et ces innovations technologiques, les banques historiques font le pari du rachat. Peur du futur ou sagit-il d’une simple acquisition afin d’augmenter encore plus son offre de marché ? Difficile à dire, en tout cas ces fintechs plaisent.

Le crowdfunding prend de l’ampleur

Le nom de KissKissBankBank ne vous dit probablement pas grand chose, mais si je parle de Kickstarter peut être que vous verrez de quoi je parle. Kickstarter ou tout autre fintech commençant par K sont des plateformes de financement participatif ou crowdfunding. C’est à dire, qu’elles permettent à n’importe qui de financer un projet pour lui permettre de voir le jour.

De nombreux projets sont ainsi proposés et dévoilés sur ces platerformes. Allant du projet le plus loufoque à celui qui révolutionnera le monde, ces start-up font du crowdfunding leur place pour se faire connaître et lever plus facilement des fonds auprès du grand public.

Et du côté des investisseurs, on y gagne aussi. Plus besoin de diriger un fond d’investissement de private equity pour soutenir un projet qui vous tient à coeur et dynamiser votre patrimoine.

Une alliance entre banques et crowdfunding ?

Vous vous dites que l’idée est révolutionnaire et bouleverse la façon de financer les petits inventeurs, développeurs ou autres. Figurez-vous que La Banque Postale a pensé la même chose en rachetant pour un montant non divulgué KKBB (pour les plus fainéants).

Pour compenser le recul de son activité principale, le groupe La Poste investit depuis quelques temps dans l’innovation bancaire via la Banque Postale. Et quoi de mieux que d’acheter ce qui se fait de mieux en matière de fintech française ?

Depuis son lancement en 2009, KissKissBankBank Technologies revendique 70 millions d’euros réunis sur ses différentes plateformes, pour plus de 26 000 projets.

Bien évidemment, la nouvelle est acceuillie de façon mitigée. Il faut savoir que KKBB a toujours prôné son indépendance. Pari raté sur ce coup ? Ou bien, la Banque postale leur garantira réellement leur autonomie ? 

Quoi qu’il en soit, les deux entités se connaissent depuis longtemps. Car à travers son programme «Coup de Cœur La Banque Postale», la banque décide de soutenir chaque mois un projet jusqu’à 50% de son objectif de collecte sur la plateforme. L’initiative est saluée. Et, voir le rapprochement entre institutionnels et particuliers oeuvrant côte à côte dans l’investissement de demain a du bon.

Il faut cependant espérer que l’arrivée de la Banque postale dans le milieu ne paralysera pas l’esprit d’initiative et d’innovation cher aux start-up.

 

Vous allez aussi aimer lire