17 mai 2017 Stéphane Chotard 0Comment Temps de lecture : 2 minutes

D’où vient ce dicton boursier  ?

Si les marchés vous sont un peu familiers, vous connaissez sûrement l’adage :

Sell in may and go away : Vendez vos actions en mai et partez en vacances

Il se base sur des statistiques qui montrent que les marchés boursiers seraient moins performants sur la période de l’année allant de mai à octobre. Le dicton n’est pas vérifié tous les ans. C’est sur la durée qu’il a tendance à bien fonctionner.

Prenons l’exemple d’un investisseur ayant acheté un panier d’actions du CAC 40 il y a 20 ans. En intégrant les dividendes réinvestis, il aurait gagné en cumul jusqu’à aujourd’hui 240 %. Mais en vendant chaque année début mai, pour revenir sur les marchés 5 mois plus tard, sa rentabilité globale aurait grimpé à 685 %!

Cet effet de saisonnalité sur le marché des actions est avéré. Pour l’expliquer, il faut se pencher sur les anticipations de bénéfices d’entreprises. Ces anticipations sont en général plus fortes en début et en fin d’année. Puis quand les premiers résultats sont publiés les uns après les autres entre février et mai, la réalité peut engendrer des déceptions ou des prises de bénéfices de la part des investisseurs entre mai et octobre.

Par ailleurs, les sociétés distribuent majoritairement des dividendes en mai et juin. Cela peut inciter les investisseurs à garder des actions en portefeuille puis à les revendre une fois les dividendes engrangés.

En plus, les volumes de transactions sont plus bas durant la période estivale. Cela augmente la volatilité et les à coups sur les cours et peut même favoriser l’apparition de krachs boursiers (en 1990 lors de la 1ère guerre du golfe, en 2011 lors de la crise de la dette européenne, en 2015 lors du stress sur l’économie chinoise).

Alors que faire en bourse en mai ?

Sur les marchés en mai, faites les bons choix pour vos actions

Si vous souhaitez optimiser votre portefeuille boursier, il peut être intéressant d’effectuer une rotation sectorielle. C’est à dire de privilégier certains secteurs défensifs entre mai et octobre. Par exemple : 50 % investi en entreprises de biens de consommation de base et 50% en industrie pharmaceutique. Puis de revenir sur les secteurs de la consommation discrétionnaire, de l’industrie, de la technologie et des matériaux à partir de novembre.

Il existe une autre solution pour protéger votre portefeuille d’une éventuelle baisse des actions entre mai et octobre. Je ne suis pas sûr que vous la connaissiez.  Elle consiste à ouvrir un compte de trading sur CFD et à vendre à découvert certaines actions ou indices. Cela vous permet de garder intact votre portefeuille de fonds et de titres vifs (détenus en direct). Dans le même temps, les gains que vous réaliserez grâce aux CFDs sur la baisse des cours viendront compenser les pertes latentes de votre portefeuille.

Je reviendrai bientôt sur ce type de stratégie de hedging dans d’autres articles. Alors si le sujet vous intéresse, gardez un œil sur nos publications en nous suivant notamment sur Facebook et Twitter !

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